Rencontrez vos confrères
Cette série rend hommage aux personnes qui font vivre la profession et vous offre l’occasion d’apprendre aux côtés de techniciens en radiologie médicale (TRM) travaillant dans des contextes très variés d’un océan à l’autre, et de nouer des liens avec eux ! Chaque lundi, nous vous présenterons un technicien en radiologie médicale différent, originaire d’une région du Canada.
| Vous connaissez quelqu’un que nous devrions mettre à l’honneur ? Écrivez-nous à maiello@camrt.ca |
Cette semaine, nous mettons à l’honneur Rachelle Martell, technicienne en radiothérapie au Centre de cancérologie de Nouvelle-Écosse.

Pourriez-vous décrire votre rôle actuel et votre domaine d’activité au sein de la radiothérapie ?
Je suis radiothérapeute au centre de cancérologie d’Halifax et j’occupe actuellement le poste de représentante du groupe de patients atteints de cancers de la tête et du cou, tout en siégeant à divers comités. Je travaille activement au sein du service pour soigner les patients, j’assiste à des réunions mensuelles pour discuter de la population de patients atteints de cancers de la tête et du cou, tout en menant de front mon projet d’amélioration de la qualité portant sur la « cloche d’alerte ».
Qu’est-ce qui vous a initialement poussé à embrasser une carrière de technicien en radiothérapie médicale (MRT) ?
C’est par hasard que j’ai découvert le métier de technicien en radiothérapie médicale (MRT) alors que j’effectuais un stage dans le cadre de mon diplôme en neurosciences à l’hôpital Baycrest de Toronto. Au départ, je souhaitais devenir technicien en IRM et j’ai postulé pour la radiothérapie, car c’était une condition préalable à l’admission au programme d’IRM. Bien sûr, dès que j’ai commencé ma carrière en radiothérapie, je suis tombé amoureux de ce métier et je n’ai jamais regardé en arrière.

Quels aspects de votre travail trouvez-vous les plus gratifiants ?
Les patients sont, sans aucun doute, la partie la plus gratifiante de mon métier. Contrairement à d’autres domaines de la radiologie médicale, la radio-oncologie me permet de voir les mêmes patients tous les jours pendant des semaines, tout au long de leur traitement. Cela me donne l’occasion de tisser de véritables liens et, je l’espère, de rendre leur parcours un peu plus facile. Comme beaucoup de techniciens en radiologie médicale, j’ai rencontré des personnes parmi les plus inspirantes et les plus intéressantes tout au long de ma carrière. Je tire ma plus grande satisfaction à apporter des moments de légèreté à ce qui est souvent l’une des expériences les plus difficiles de la vie d’une personne. Ma priorité numéro un est de faire rire un patient !

Pourriez-vous nous parler un peu de vos recherches, qui portent actuellement sur les pratiques de sonnerie de cloche dans le traitement du cancer et sur la manière dont ces traditions sont perçues par les patients et les cliniciens ?
Mon projet actuel d’amélioration de la qualité porte sur la tradition de la sonnerie de cloche dans le cadre des soins contre le cancer. On remet généralement aux patients une cloche qu’ils doivent sonner à la fin d’un cycle de traitement (radiothérapie ou chimiothérapie), ce qui est censé symboliser le franchissement d’une étape importante. À l’heure actuelle, peu d’études ont exploré le point de vue des patients et des cliniciens sur le son de la cloche. Mon projet a interrogé ces deux groupes afin d’évaluer si le son de la cloche reste le moyen le plus approprié pour marquer la fin du traitement. Les résultats ont montré qu’une minorité de patients préfèrent ne pas participer et préféreraient ne pas voir ni entendre les autres sonner la cloche. Cette préférence était largement liée aux associations négatives que ce son suscite chez les patients dont le parcours contre le cancer se poursuit.

Vous avez été sélectionnée pour intervenir dans le cadre du programme de mentorat académique du Journal lors du congrès CAMRT 2026. Quels sont les thèmes que les participants pourront vous entendre aborder ?
J’ai eu l’honneur d’être l’une des femmes sélectionnées pour le programme de mentorat académique du Journal (JAM) par la CAMRT. L’objectif principal de ce programme de mentorat est de lutter contre les inégalités entre les sexes en matière de publication, une cause qui me tient particulièrement à cœur. Grâce à cette initiative, j’ai été mise en relation avec une mentor exceptionnelle qui m’a guidée tout au long du processus de publication et m’a soutenue dans mon développement en tant qu’auteure et chercheuse. Je présenterai les résultats de mon projet d’amélioration de la qualité sur la sonnerie de cloche lors de la conférence de la CAMRT de cette année. Les participants pourront découvrir des témoignages très émouvants de nos patients, le point de vue des cliniciens, et même quelques alternatives à la sonnerie de cloche !

Y a-t-il des domaines de recherche ou des initiatives futurs que vous avez hâte d’explorer ?
Je m’intéresse particulièrement à la recherche qui a un impact significatif sur l’expérience des patients. Je pense que l’amélioration de la qualité doit être au cœur des soins contre le cancer, et je m’efforce toujours de fournir des soins aussi centrés sur le patient que possible. Le projet « Bell » aboutira à une nouvelle installation artistique interactive dont tous les futurs patients pourront profiter ; c’est le genre de travail qui me passionne. Tous mes futurs projets mettront l’expérience des patients au premier plan !