Lundi des membres – Christina Zeller

Lundi des membres – Christina Zeller

Rencontrez vos collègues

Cette série rend hommage aux personnes qui font vivre la profession et vous offre l’occasion d’apprendre aux côtés de technologues en radiologie médicale (TRM) travaillant dans des contextes très variés, d’un océan à l’autre, et de nouer des liens avec eux ! Chaque lundi, nous vous présenterons un technologue en radiologie médicale différent, originaire d’une région du Canada. Cette semaine, nous mettons à l’honneur Christina « Chris » Zeller, RTT, ACT.

Cet article est un numéro spécial qui vous donne un avant-goût de notre dernier bulletin d’information n° 44.2. Lors du congrès de l’ACTRM 2026, le prix de membre à vie a été décerné à Christina « Chris » Zeller, RTT, ACT. Découvrez-en davantage sur la technologue en radiologie médicale à l’origine de cette distinction, ainsi que sur le parcours professionnel qui a façonné sa carrière et l’a conduite à cette reconnaissance bien méritée.

Vous connaissez quelqu’un que nous devrions mettre à l’honneur ? Faites-le-nous savoir à l’adresse maiello@camrt.ca

 

Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel et de ce qui vous a initialement poussé à devenir TRM?
Comme beaucoup d’autres, j’ai obtenu mon baccalauréat et je suis allé à l’université parce que c’est tout simplement ce qu’on fait, mais durant cette première année d’études, j’ai eu du mal à définir mes objectifs en suivant différents cours. J’ai toutefois compris que les sciences sociales m’intéressaient le plus, mais je ne me sentais toujours pas appelé vers un domaine d’études en particulier. J’ai commencé à m’informer non seulement sur les programmes universitaires, mais aussi sur ceux des établissements d’enseignement supérieur, et c’est là que j’ai découvert les sciences de la radiothérapie. Parmi les trois disciplines proposées à l’époque, j’ai trouvé que la radiothérapie était la plus intéressante, et je continue de penser que c’était la meilleure décision pour moi.

Avec le recul, quelle est selon vous la plus grande réussite de votre carrière ?

Probablement la mise en place d’un programme d’études pour les radiothérapeutes au Manitoba. J’ai travaillé en étroite collaboration avec des collègues des domaines de la technologie radiologique et de la technologie de laboratoire médical pour élaborer un programme pluridisciplinaire, mais les enjeux politiques de l’époque ont bloqué cette initiative. Heureusement, nous avons pu compter sur de formidables défenseurs qui ont aidé le secteur de la radiothérapie à explorer différentes options, ce qui a abouti à la mise en place d’un programme menant à un diplôme ou à une licence en radiothérapie, en collaboration avec CancerCare Manitoba et l’université de Winnipeg. De plus, l’université s’est montrée disposée à travailler avec nous sur un programme de validation des acquis destiné aux anciens diplômés du programme de diplôme que nous proposions auparavant. Voir un nombre important de mes collègues s’inscrire à ce programme, tout en travaillant et en élevant leurs enfants, a été une source d’inspiration. Quand je repense à tout cela et que je réalise que nous y sommes parvenus ensemble, j’en suis très fière.

Qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez appris que vous alliez recevoir le prix de membre à vie ?

Le fait que ce soit Jenna MacLaine, présidente de la CAMRT, qui me l’ait annoncé était fantastique ; c’est en tant que présidente de la MAMRT que je l’avais accueillie au sein de notre profession. Je savais déjà à l’époque qu’elle était exceptionnelle, et cela a rendu cette distinction d’autant plus significative à mes yeux.

Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui débute sa carrière dans le domaine de la radiologie médicale ?

Vivez au jour le jour et concentrez-vous sur la qualité de votre travail, tout en gardant les yeux rivés sur l’avenir et en vous fixant de nouveaux objectifs. J’ai l’impression d’avoir changé plusieurs fois de poste au fil des années, tout en restant chez le même employeur. Parfois, il faut savoir prendre des risques et se préparer à affronter des revers, petits ou grands. Je pense que le bénévolat est très sous-estimé, que ce soit sur votre lieu de travail pour assumer de nouvelles tâches, auprès de vos enfants et de leurs activités, ou au sein de votre association professionnelle. Chaque expérience vous apprend quelque chose sur lequel vous pouvez vous appuyer. Pour moi, les liens que j’ai tissés par l’intermédiaire de l’ACTRM et au niveau provincial se recoupaient souvent ; j’ai l’impression d’avoir bénéficié d’un solide filet de sécurité tout au long de ma carrière grâce à toutes ces personnes qui partagent les mêmes valeurs que moi.

Y a-t-il un moment ou une anecdote particulière de votre carrière qui vous marque particulièrement, quelque chose qui vous rappelle pourquoi vous avez choisi cette voie ?

J’ai rencontré des étudiants et leurs familles alors que je travaillais en milieu clinique, avant de me tourner vers l’enseignement et l’administration ; des années plus tard, ils se souvenaient de moi précisément pour les soins que je leur avais prodigués, ce qui a conduit des membres de leur famille à choisir la radiothérapie comme carrière. Quand je pense que j’ai eu un impact aussi profond, alors que je ne faisais que « mon travail », cela me rappelle à quel point chaque contact peut être important et me confirme que ce choix était le bon.

Quels sont vos espoirs pour l’avenir de la profession et de l’ACTRM ?

Si vous m’aviez dit il y a 40 ans à quel point ma profession allait changer, et à quel point la diversité et le champ d’activité allaient évoluer, je n’aurais jamais pu l’imaginer. Plus qu’un espoir, j’ai la conviction que l’ACTRM prospérera à l’avenir, et que chacune des disciplines se développera – avec des fusions et des divergences – mais en devenant toujours plus forte.